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Définition de diamant de la guerre: Pas de consensus, regrette les USA

Les États-Unis ont participé à la plénière annuelle du Processus de Kimberley, qui s’est tenue à Moscou du 8 au 12 novembre, dans un format hybride virtuel et en personne. Les USA regrette que cette séance plénière n’ait pu aboutir à un consensus sur la définition ” de diamant de la guerre”.

Le Processus de Kimberley est une initiative internationale impliquant plusieurs parties prenantes, qui a été créée pour accroître la transparence et la supervision du secteur du diamant dans le but d’éliminer le commerce des diamants de la guerre, définis comme des diamants bruts vendus par des groupes rebelles ou leurs alliés pour financer des conflits contre des gouvernements légitimes.

Les États-Unis sont attachés à une industrie du diamant forte et durable et ont exprimé leur préoccupation quant au fait que la définition d’un diamant de la guerre donnée par le Processus de Kimberley ne répond pas suffisamment aux préoccupations des consommateurs en matière de droits humains et d’autres normes importantes.

Les États-Unis regrettent que, malgré la volonté réelle de nombreux participants et observateurs du Processus de Kimberley, la séance plénière du Processus de Kimberley ne soit pas parvenue à un consensus sur une définition élargie des diamants de la guerre qui refléterait mieux ces préoccupations pressantes.

L’adhésion internationale au devoir de diligence et à l’approvisionnement responsable en ce qui concerne les ressources naturelles telles que les diamants a été exprimée dans le Guide de l’OCDE sur le devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement responsables en minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque, la Déclaration de Lusaka sur le traitement responsable des ressources naturelles en Afrique et les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.

Les États-Unis continuent d’encourager leurs partenaires à exprimer des positions dans le Processus de Kimberley qui reflètent cette adhésion.

Les États-Unis restent gravement préoccupés par la situation en République centrafricaine (RCA) et par son impact sur ses exportations de diamants bruts. La RCA reste le seul pays au monde où sont produits des diamants de la guerre tels que définis par le Processus de Kimberley.

Les États-Unis continuent de travailler sans relâche pour trouver un équilibre entre la nécessité d’exportations légitime de la RCA et le mandat du Processus de Kimberley, qui consiste à empêcher que les diamants de la guerre n’entrent dans la chaîne d’approvisionnement commerciale.

Kader Diaby: (source département d’Etat américain)

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Maison Blanche : Rencontre entre les présidents Biden et Kenyatta

Le président Joseph R. Biden, Jr. a rencontré, ce jeudi 14 Octobre, à la maison blanche  le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, pour discuter du solide partenariat entre les États-Unis et le Kenya.

Ils ont discuté de leur engagement commun à défendre la démocratie et les droits humains, à faire progresser la paix et la sécurité régionales, ainsi qu’à accélérer la prospérité économique par le biais de solutions adaptées au climat et de l’utilisation de ressources énergétiques renouvelables.

Ils ont également discuté d’une plus grande coopération en matière de fabrication et de production de vaccins sur le continent africain pour faire face à la pandémie de COVID-19 et se préparer aux futures menaces pour la sécurité sanitaire.

Le président Biden a annoncé le don de plus de 17 millions de doses de vaccin Johnson & Johnson à l’Union africaine.

Le Kenya a reçu 2,8 millions de vaccins et devrait recevoir des doses supplémentaires de Pfizer dans les prochains mois, dans le cadre de la promesse faite par le président Biden au G7 plus tôt cette année de donner 500 millions de doses de vaccins dans le monde.

Ensemble, le président Biden et le président Kenyatta ont souligné la nécessité d’apporter davantage de transparence et de responsabilité aux systèmes financiers nationaux et internationaux, ainsi que de faire progresser la résolution pacifique des conflits en Somalie et en Éthiopie.

Kader Diaby ; (source Département d’Etat USA)

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Burkina Faso : 8eme édition du festival international de la liberté d’expression et de la presse/ Désarmer nos instruments pour unir l’Afrique

Le centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ)  organise du 25 au 28 septembre 2019, la 8eme édition du festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP) à Ouagadougou (BF). Avec comme thème central ”des plumes, des micros et des caméras pour une Afrique unie”, ce rendez-vous biennal regroupera plus de 200 participants du Burkina, d’Afrique et d’ailleurs.

Il s’agit des représentants d’organisations des éditeurs de presse, de journalistes, de la fédération africaine des maisons et centre de presse (FACMP), d’organisations des droits des médias, de défense des droits humains.

Le FILEP est un forum, un espace pour échanger sur la situation de la liberté d’expression, de la presse, du droit d’accès à l’information, des conditions d’exercice de métier des professionnels des médias. Il est aussi le lieu privilégié pour discuter de la légitimité et du pouvoir des médias en rapport avec les pouvoirs d’Etats.

Au fil des ans, le FILEP s’est imposé comme un rendez-vous incontournable. Il est devenu, pour les journalistes africains, ce que le fespaco est pour les cinéastes africains.

L’Afrique, berceau de l’humanité, creuset de toutes les richesses et des sources de richesses, mamelle nourricière des Etats invasifs d’autres continents prospères, souffre non pas (seulement) de son mal développement mais surtout de son manque de liberté (d’indépendance) et pire de l’absence d’unité de ses enfants et de ses terres.

La vraie indépendance de l’Afrique, le développement du continent se fera dans l’unité ou ne se fera point.

Face à ce constat, de l’humanité, conscients de notre mission et de notre responsabilité, nous avons un rôle à jouer. Pour le moins, les médias peuvent offrir des alternatives aux clichés, aux informations parfois manipulées à dessein, et servir de canaux de rassemblement, de tremplin à l’unité du continent, ouvrir des perspectives nouvelles et porteuses d’espoir pour les peuples d’Afrique.

Placé sous le patronage du président de l’Assemblée nationale du Faso c’est un colloque international sur le thème du festival avec plusieurs sous thèmes qui constitueront des panels de débats avec une conférence inaugurale du professeur Basile Guissou, des expositions photos et caricatures de presse, des visites touristiques, des émissions radio et plateau télé, des rencontres professionnelles et ateliers sur la sécurité des journalistes et des médias, le gala de remise du prix Norbert Zongo du journalisme d’investigation et du prix du concours international en photos et caricatures et un concert de clôture avec plusieurs artistes de renommé dont Didier Awadi du Sénégal qui constituent les temps forts de cette 8eme FILEP.

Doumbia Balla Moise, envoyé spécial à Ouaga

Psdte FARIS

Sénégal : Mme Fall Fanta Bakayoko, psdte de la FARIS: « Le Sénégal est une plaque tournante pour des ivoiriens candidats à l’émigration »

« Le Sénégal est une plaque tournante  pour des ivoiriens candidats à l’émigration ». Cette affirmation est de Mme Fall Fanta Bakayoko, présidente de la fédération des amicales des ressortissants ivoiriens au Sénégal (FARIS). Cette structure, qui œuvre pour  l’union des ivoiriens vivant au Sénégal, veut interpeller les décideurs afin qu’un regard soit jeté sur la FARIS.

 « L’objectif de notre fédération est de coordonner les activités des différentes amicales, développer les liens de solidarité et de fraternité, promouvoir et encourager les actions de développement, contribuer aux actions sociales, favoriser la bonne cohabitation entre les ivoiriens et les autres communautés vivant au Sénégal. Nous avons ainsi organisé les ivoiriens exerçant dans l’informel, par secteur d’activité, porté assistance aux ivoiriens en difficulté, préfinancé les besoins de certains de nos membres, octroyé des prêts sociaux et aider à l’acquisition de logements en location- vente en côte d’Ivoire et au Sénégal. A cela s’ajoute l’organisation d’activités socio -culturelle, sportive et académique » confie Mme Fanta Bakayoko Fall, présidente FARIS.

Poursuivant, elle dira que le Sénégal est devenu désormais, pour les jeunes ivoiriens, une plaque tournante de l’immigration. Ces jeunes, selon elle, font escale au Sénégal avant de s’en aller ou retombent sur leurs pieds dans ce pays quand le départ, derrière l’océan, échoue. Quand ils sont reçus à l’ambassade, celui-ci les réfère à la FARIS qui se voit obligée de les assister, alors qu’elle n’a aucune subvention.

« Nous sommes plus de 10.000 ivoiriens ici au Sénégal. Nous ne comptons que sur l’adhésion et la cotisation de nos membres pour faire fonctionner la FARIS. C’est pourquoi nous demandons aux autorités de notre pays de nous assister. Nous souhaitons que les prochaines élections soient apaisées et que nous qui sommes à l’étranger ne Soyons pas oubliés. Il faut que les portes du sénat et de l’Assemblée nationale soient désormais ouvertes à la diaspora. Cela nous permettra de nous exprimer et de participer au débat politique et économique de notre pays » a plaidé la présidente de la fédération des amicales des ressortissants ivoiriens au Sénégal.

Créée en octobre 2010, suite au passage du président de la république qui l’a souhaité, la fédération des amicales des ressortissants ivoiriens au Sénégal (FARIS) est apolitique et non lucratif de type fédéral. Composée de 10 amicales de base ivoiriennes et/ou d’ivoiriens résidents au Sénégal regroupés autour d’un intérêt commun, notamment social, culturel, éducatif et professionnel. Placé sous la tutelle de l’ambassade de Côte d’Ivoire au Sénégal, la FARIS est dirigée, depuis 2016, par Mme Fanta Bakayoko Fall.

Massa Souleymane

Présidence du Conseil de Sécurité de l’ONU : La Cote d’Ivoire frappe fort


La Cote d’Ivoire, en tant que membre non permanent, assurera du 1er au 31 décembre 2018, la présidence du conseil de sécurité de l’organisation des nations unies (Onu). C’est l’une des principales informations émanant du conseil des ministres de ce jeudi 22 novembre 2818. Une communication qui a été adoptée par ledit conseil au titre du ministère des affaires étrangère. Ivoire-express.net vous propose un extrait du communique du conseil des ministres lu par le ministre Sidi Touré, de la communication et des medias, porte- parole du gouvernement…

« La Cote d’ivoire siège pour la 3e fois de son histoire au conseil de sécurité de l’organisation des nations unies (Onu), en qualité de membre non permanent depuis le 1er janvier 2018 pour la période 2018- 2019. 

Ainsi, notre pays assurera la présidence de cette illustre institution durant la période du 1er décembre au 31 décembre 2018.

Conformément aux priorités du mandat ivoirien, cette présidence sera axée sur le partage d’expériences en matière d’opération de maintien de la paix de l’Onu ainsi que sur la problématique de la  stabilité et du développement économique.

Dans cette perspective, un débat de haut niveau présidentiel est prévu le 5 décembre 2018 aux nations unies sur le thème ; ‘’la construction économique post- conflit plié de la consolidation et de la pérennisation de la paix et facteur de stabilité et de sécurité’’.

Le 6 décembre 2018, un débat de haut niveau ministériel est également prévu sur le thème ; ‘’une plus grande implication des Etats et des organisations sous- régionales et régionales pour plus d’efficacité dans la prévention et la résolution des conflits en étroite coopération avec les nations unies’’.

Outre ces débats de haut niveau, le programme de travail comportera entre autre des séances d’information relatives à la consolidation et à la pérennisation de la paix et de la sécurité internationale.

(…) Ceci est un exercice traditionnel pour tous les différents pays qui assument cette présidence.

Le thème (central NDRL) a été choisi à la lumière de la bonne expérience que la Cote d’Ivoire a eue dans le cadre de la sortie de crise avec l’Onuci, ici en Côte d’Ivoire.

Et cette expérience exceptionnelle de sortie de crise en très peu de temps inspirent énormément tous les différents pays à l’effet que les uns et les autres puissent en tirer le meilleur de cette évolution (…) »

Propos retranscrits par Arouna Koné

Cabral Libii

Cameroun : Election présidentielle/Cabral Libii à la rencontre des électeurs camerounais en Cote d’Ivoire

Dans le cadre de la promotion et de la mobilisation international autour de sa candidature à l’élection présidentielle du 07 octobre prochain au Cameroun, le candidat Cabral Libii séjournera en Cote d’Ivoire du vendredi 21 au samedi 22 septembre 2018, selon un communique de presse dont ivoire-express a reçu copie.

A cette occasion, il rencontrera les officiels ivoiriens, les leaders politiques, les acteurs de la société civile, le monde universitaire, des opérateurs économiques, des responsables de medias et la forte communauté des camerounais vivants en Cote d’Ivoire.

En tête des sondages pour cette élection présidentielle au Cameroun, Cabral Libii prévoit un Etat régional à court terme et des agissements institutionnels au plan du recadrage étatique,

Au plan social, le candidat Cabral prévoit des reformes au niveau de l’éducation, de la santé mais surtout au niveau de la sécurité des camerounais.

Cabral Libii, s’il est élu, entend se fonder sur l’agriculture, l’industrialisation et l’apport de la diaspora camerounaise pour une croissance économique qui sied à son pays.

Au cours donc de son séjour en Cote d’ivoire, Cabral Libil détaillera sa vision pour un Cameroun nouveau avec ses interlocuteurs qu’il tentera de convaincre, pour sa victoire au soir du 07 octobre 2018.

Cabral Libii Li Ngué dit Cabral Libii, né le 29 mars 1980 au Cameroun, est un journaliste, enseignant moniteur de droit et une personnalité publique.

Arouna Koné

Avocat de Tariq

France : Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, change d’avocat

La défense de Tariq Ramadan change de visage. Le théologien suisse mis en examen pour viols était jusqu’alors représenté par Yassine Bouzrou et son associée Julie Granier. C’est désormais Emmanuel Marsigny qui va reprendre le dossier. L’avocat a été “contacté” et “consulté” pour reprendre la défense de l’islamologue de 55 ans, “comme un certain nombre d’avocats pénalistes”, explique à L’Express une source proche du dossier. La désignation n’est pas encore formalisée mais devrait intervenir “très prochainement”.

Ancien associé du puissant cabinet Metzner, maître Marsigny a plaidé notamment dans l’affaire des biens mal acquis, celle des emplois fictifs de la ville de Paris ou encore la tentative d’assassinat sur son confrère Karim Achoui.

“Ils voulaient une défense plus médiatique”

Ce revirement s’expliquerait par les relations compliquées entretenues par le premier avocat Yassine Bouzrou avec le comité de soutien de Tariq Ramadan. “Ils sont très critiques à son encontre car il a toujours refusé de collaborer directement avec eux. Ils voulaient également une défense plus médiatique et incarnée sur les plateaux de télévision”, ce que maître Bouzrou refusait, décrypte une autre source proche du dossier.

Du côté des deux plaignantes s’est mis en place une défense élargie. Le ténor du barreau Francis Szpiner a rejoint le pool d’avocats défendant Henda Ayari, première femme à avoir porté plainte pour viol. Il représente l’ex-salafiste aux côtés de maîtres Jonas Haddad et Grégoire Leclerc. La seconde victime présumée, connue sous le pseudonyme de Christelle, est quant à elle défendue par Eric Morain.

Source : L’Express.fr

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Burkina- Faso : Double attaque terroriste/ L’union sacrée des français

Quatre jours après la double attaque qui a visé l’ambassade de France et l’état-major général des armées, les Français restent unis par amour du Burkina Faso. La communauté française est la plus importante, avec  3 300 résidents – un chiffre stable depuis 2010 – et 10 000 personnes de passage.

« Encore ». Le mot revient chez un grand nombre d’expatriés français, depuis vendredi, à Ouagadougou. « On a entendu l’explosion et des tirs de chez nous », raconte Fanny Brelet, une graphiste de 29 ans, installée à Ouagadougou depuis six ans. « On commence à avoir l’habitude, malheureusement, d’entendre des tirs. Je ne me suis pas sentie en danger. La peur, c’est après, quand on appelle nos amis pour savoir si tout le monde va bien. »

Depuis 2014, Ouagadougou a connu son lot de crises : une insurrection populaire, un coup d’État manqué et trois attaques terroristes. « Les Français font montre d’un grand sang-froid » explique un employé de l’ambassade de France, sous le couvert de l’anonymat, et qui ajoute ; « Ils sont pragmatiques, savent quoi faire en cas de crise. Ils sont viscéralement attachés au pays. La communauté est soudée et majoritairement installée depuis de longues années. »

Pour Fanny Brelet, en couple avec un Burkinabé et maman d’un petit garçon, l’attaque de l’ambassade revêt autant de gravité que celle de l’état-major général des armées (EMGA). « Dans ces moments-là, on n’est ni français ni burkinabé. On est entre les deux. Mais au-delà de ça, on constate que ces événements se passent partout dans le monde. » dit- il.

Éloïse Bertrand, consultante de 28 ans, résidente à Ouagadougou et ayant grandi au Burkina Faso, fait le même constat. « Ouagadougou, l’Afrique de l’Ouest, l’Europe… Je ne me pose pas la question de déménager car ça se passe partout dans le monde. Mais je me demande comment l’ambiance va évoluer à Ouaga. On sent que les Burkinabés et les Français sont parfois réticents à fréquenter des endroits exposés. Je suis aussi inquiète par rapport aux interdictions de fréquenter certains endroits, par voie officielle ou simplement celles qu’on s’impose. J’ai peur de ce climat où les gens deviennent suspicieux. Ici, comme on dit, on est ensemble. »

Dans les rues de Ouagadougou, lundi  matin, la vie avait repris son effervescence habituelle, malgré quelques visages crispés.

L’ambassadeur de France, Xavier Lapeyre de Cabanes, a fait savoir à la communauté qu’une cellule de crise serait mise en place.

À l’Institut français, situé à quelques dizaines de mètres de l’EMGA, l’heure était au nettoyage avant la réouverture prévue mercredi. « Les vitres ont éclaté, les plafonds sont défoncésLe personnel a bien réagi après l’explosion mais je sursaute dès que j’entends un bruit. » explique un employé français.

Au bureau de l’Agence française de développement (AFD), qui se situe lui aussi tout près de l’EMGA, l’heure est également à la constatation des dégâts et aux échanges entre collègues. « Cela laissera des traces. Nous avons vécu une situation stressante mais nous sommes solidaires, nous veillons les uns sur les autres », explique une employée.

Clarisse Barbier, une doctorante de 51 ans, est moins sûre d’elle. « Cette fois-ci, quelque chose est différent. Je ressens plus d’insécurité. J’ai l’impression que les assaillants sont toujours là, quelque part. J’hésite à aller au supermarché. »

Pour Julie, mère d’une adolescente, les craintes portent sur sa fille. « Il y a une forme d’excitation morbide avec ses camarades. Ma fille recevait plein d’infos, ils ont échangé les photos des corps des assaillants… J’ai trouvé ça terrible. Il se passe quelque chose entre les jeunes ici à cause de ces événements. On ne va pas partir mais on va les surveiller d’un peu plus près. »

Du côté des restaurateurs français installés à Ouagadougou, la colère gronde. « Les choses vont encore mettre des semaines à repartir alors qu’on sortait à peine la tête de l’eau depuis l’attaque d’août. Tous les Français ont déjà fréquenté au moins un endroit qui a été ciblé. Ouaga est un village. On vit en se disant que la prochaine fois, on sera peut-être celui qui sera là au mauvais moment, au mauvais endroit. »  fulmine Bernard.

Source : La Croix

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Burkina- Faso : Le bilan de la double attaque de vendredi

Neuf djihadistes tués, sept morts parmi les forces de l’ordre et plus de 80 blessés : un gendarme burkinabé et quatre djihadistes ont été tués dans la fusillade à l’ambassade de France. Les autres victimes ont été touchées dans l’explosion d’un véhicule piégé et la fusillade qui a suivi à l’état-major.

La double attaque a été revendiquée par une organisation djihadiste du Sahel, le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM).

La plupart des assaillants décédés et identifiés étaient burkinabés, un autre étranger.

Les autorités ont de « très forts soupçons » qu’il y ait « des infiltrés dans l’armée »qui ont renseigné les djihadistes pour l’attaque de l’état-major.

Source : La Croix

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Côte d’Ivoire: ’’Il ne saurait y avoir de crise entre Soro et moi’’ (Alassane Ouattara)

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara a déclaré, mardi, depuis Niamey où il a participé à un mini-sommet de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qu’il n’y a pas de crise entre le chef du Parlement Guillaume Soro et lui.

’’C’est un jeune homme que j’ai proposé à mon parti pour occuper le poste de président de l’Assemblée nationale. Il ne saurait y avoir de crise entre lui et moi’’ a répondu M. Ouattara à la presse qui l’interrogeait sur ses relations avec Guillaume Soro, expliquant que ’’ au moment où il (M. Soro) prenait fonction au parlement, j’étais président du Rassemblement des républicains (RDR), dont il fait partie jusqu’à preuve du contraire’’.

Concernant l’incarcération du Directeur de protocole de l’Assemblée nationale, Soul to Soul, poursuivi pour ’’atteinte à l’autorité d’Etat’’, M. Ouattara a indiqué que ’’ce n’est pas normal qu’on découvre six tonnes d’armes chez une personne’’.

’’ La Côte d’Ivoire est un pays de droit. Cette personne a été placée sous mandat de dépôt. Nous laissons la justice faire son travail’’, a-t-il exhorté.

A son retour, dimanche, après un séjour de plus de deux mois en Europe, Guillaume Soro avait souligné les ’’bonnes relations’’ avec le président ivoirien qu’il ira ’’voir en toute humilité’’ dans les prochains jours.

’’En ce qui concerne, mes relations avec le président de la République, je peux vous assurer qu’elles sont bonnes. Je m’emploierai en toute humilité que ma relation avec le président de la République soit toujours bonne. D’ailleurs, dans les prochains jours, en toute humilité j’irai voir le président de la République pour parler avec lui’’, avait déclaré M. Soro.

HS/ls/APA

Source:Abidjan.net