congres CEEci 2019

Bouaké: Des étudiants réfléchissent sur la pacification en milieu scolaire ivoirien

L’université Alassane Ouattara de Bouaké a abrité le 3e congrès du comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire  (CEECI) autour du thème « La pacification de l’école ivoirienne, le défi de notre génération ». Du 21 au 23 Février, au campus1, des étudiants venus en grande nombre des universités du pays, se sont penchés sur la pacification en milieu scolaire ivoirien.

Pour le président du comité d’organisation Coulibaly Zana Taïrou, ce 3ème congrès est placé sous le sceau de la ‘’pacification’’ de l’espace universitaire et scolaire. Pour lui, ce thème est choisi en fonction des remous sociaux ou violences auxquels le système éducatif est confronté dans son ensemble. 

« Nous avons choisi ce thème parce que depuis un certain moment la violence est devenue la méthode d’action sur les espaces scolaires et universitaires, donc il faut sensibiliser nos camarades élèves et étudiants à valoriser la promotion des valeurs de paix et de pacification dans les milieux scolaires et universitaires » s’est-il justifié.

Le représentant du ministre de l’artisanat Konaté Sidiki, le député-maire Bema Fofana a dit être confiant quant aux résolutions adéquates sorties du congrès, pour l’avancement de l’école ivoirienne qui perd ses lustres d’antan. « Nous demandons aux syndicats de prendre leur place dans la pacification de l’école, car l’école est d’abord pour les élèves avant d’être pour d’autres personnes. Mais ce n’est pas l’impression que nous avons aujourd’hui » a-t’il déploré.

Les activités culturelles et sportives, les journées estudiantines et scolaires, le toilettage des textes et les élections sont autant d’activités qui ont meublé ces deux jours de réflexion.

Sylvain Faithè

Ceeci

Cote d’Ivoire : Augmentation des frais d’inscription/ De graves menaces planent sur la rentrée des classes

La rentrée scolaire 2018-2019 fixée au 10 septembre, pourrait connaitre des perturbations, si l’on en croit aux allégations du Comité des Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire (CEECI),  un syndicat d’élèves et d’étudiants. Ce comité a menacé, lundi, lors d’une conférence de presse tenue à Bouaké, de se faire entendre dans les jours à venir, si rien n’est fait pour réduire au maximum les frais d’inscription et annexes qui troublent le sommeil des parents.

Se disant ouvert aux négociations, le comité des élèves et étudiants de Cote d’Ivoire a annoncé poser des actes concrets pour s’imposer à l’augmentation des frais d’inscription et annexe qu’il trouve exorbitants.

Pour le secrétaire général national du CEECI, Traore Karamoko dit  »TK », au niveau des grandes écoles une somme de 10.000f a été ajoutée à l’inscription, pour une carte biométrique quasiment inexistante. « Les années antérieures, sous le ministre Gnamien Konan, aucune somme n’était exigée pour cette carte » fait- il remarquer.

« Dans les lycées et collèges, ajoute –il, les inscriptions en ligne sont passées à 6300fs, de la 6ème à la terminale. Les inscriptions physiques, quant à elles, engendrent trop de frais annexes.  2000fs pour l’achat de table-banc ; 1000fs pour les enveloppes timbrés, alors que les bulletins sont remis manuellement; 500fs infirmerie; 1300fs vie scolaire, dont 600f pour le Dren et 600fs pour le proviseur; 3000fs pour le tee-shirt (ce qui n’est pas obligatoire mais imposé par la Dren), 700fs pour la bibliothèque, qui n’existe pas; 500fs pour le carnet de correspondance; 500fs pour le cursus scolaire; 500fs pour le macaron et 500fs pour la visite médicale. »

« Tous ces frais sont imposés par la Dren  sans l’avis du comite de gestion des établissements scolaires (COGES) a- t-il dit.

Cela fait un total de 11500fs cfa pour les classes intermédiaires, 13500fs cfa pour les classes de troisième et 16500fs cfa pour les classes de terminales. Sans oublier la cotisation exceptionnelle du COGES qui est comprise entre 2000 et 3000fs CFA.

Au regard de tout cela, Traoré Karamoko a demandé à l’Etat ivoirien d’interpeller la tutelle pour avoir une discussion fiable afin de revoir à la baisse les frais d’inscription.

Par ailleurs le Ceeci demande aux parents d’élèves de s’abstenir de faire toute inscription en attendant que les décideurs révisent leur position.

« Nous restons ouverts à toute discussion. Mais si rien n’est fait, qu’on ne dise pas que c’est le Ceeci qui est à l’ origine des violences. » a- t-il averti.

Aux dernières nouvelles, tous les responsables du Ceeci, à travers tout le pays devaient se rencontrer à Bouaké, pour arrêter une décision commune face à cette situation.

Arouna Koné