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A l’instar des autres régions, celle du Tonkpi a organisé le vendredi 08 février 2019, la 16e journée internationale de la lutte contre les mutilations génitales féminines. Au delà du message du gouvernement, l’engagement de toutes les communautés dans la lutte est souhaité.

La célébration pour la journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines offre une opportunité  de rappeler qu’en dépit des efforts consentis, le phénomène persiste.

Selon l’UNFPA l’excision à des conséquences sur la santé physique et psychologique des femmes et des filles qui en sont victimes. Des douleurs intenses, des hémorragies intenses qui peuvent entrainer la mort, des infections des organes génitaux de la femme  pouvant mener à la stérilité, un risque élevé de contamination au VIH dû a l’utilisation d’ un même instrument non stérilisé, des douleurs intenses ou un plaisir sexuel diminué, des complications à l’accouchement, des fistules obstétricales etc.

Quant à la stratégie de lutte contre les MGF, elle a permis la mise en place  en 2011 d’un système d’alerte précoce sur les violences sexuelles et les MGF. Ce système a permis d’enregistrer à ce jour, 35 alertes concernant les déroulements d’excisions pour au moins 500 filles dans les régions nord, centre et ouest.

Suite aux actions synergiques des acteurs, le déroulement des cérémonies a été empêché à trois (3) occasions et sept (7) condamnations ont été prononcées.

Mais la dimension de rituel protecteur souvent attribuée à l’excision, aurait davantage incité les familles à commettre cette pratique, dans un contexte de crise et d’insécurité, et cela sur des filles de plus en plus jeunes.

Le gouvernement est en train d’élaborer un programme national sur les MGF afin de mettre fin à cette pratique.

Du préfet de région du Tonkin, Soro Kayaha Jérôme à Ouattara Dramane, 2e adjoint au maire en passant par  Kouamé  Kouadio  Issoufou ,Directeur Régional du ministère de la  femme, de la famille et de  l’enfant , tous ont dit leurs engagement à lutter contre ce fléau de notre culture qui ne fait pas de bien à la femme.

Ainsi ont-ils mis en mission les chefs de villages et de communautés pour accentuer la lutte. Ce qui  faciliterait l’éradication de l’excision.

L’un des points marquant  de cette  commémoration a été la participation appréciable de dame Odile  Parel. Cette excisée vivant en suisse a dû subir une opération, pour réparer le mal que lui a fait cette pratique. Elle a même écrit un livre appuyé par des images forte, pour dénoncer l’excision.

La projection du film  »la fleur et la lame » de Mohamed Dazelor sur la problématique de l’excision a donné de la sueur froide au public présent, qui est sorti très révolté.

Massa Souleymane