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New president of Ivory Coast's Bishop Conference, Monsignor Ignace Bessi Dogbo (C) leaves from an audience with Ivory Coast's president Alassane Ouattara (not pictured) at the presidential palace on July 14, 2017 in Abidjan.
 / AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO        (Photo credit should read ISSOUF SANOGO/AFP/Getty Images)

La conférence des évêques catholiques de Côte D’Ivoire s’est tenue du 15 au 20 janvier 2019 à Man. A cette 111ème assemblée  plénière ordinaire, qui avait pour thème central,  » la communion, fruit de l’esprit saint « ,  le président de la conférence des évêques de Côte D’Ivoire a invité les décideurs à organiser des élections transparentes en 2020.

 « Dans l’histoire des hommes, dans le domaine politique particulièrement, un virage peut devenir un mirage, une réalité peut rapidement se transformer en mythe. » a dit Msgr Bessi Dogbo Ignace, président de la conférence des évêques de Côte D’Ivoire.

« La réconciliation en Côte D’Ivoire entre virage et mirage, entre réalité et mythe, attend une volonté ferme et un engagement de tous. » a –t-il insisté.

Pour lui, l’église, au cœur de la cité devra, aider, comme modèle de communion à la réconciliation, par-delà tout calcul politicien et au-delà de tout échéance électorale.

« L’église-communion, au service de tous, pourrait être un modèle qui aide à sortir des violences autour des élections. Elle ne saurait accepter comme fatalité les violences avant, pendant et après les joutes électorales. Elle invite chaque ivoirien, de la base au sommet, muni de sagesse et d’intelligence, à dire non à la fatalité de la course-poursuite honteuse après les élections. » a dit l’homme de Dieu.

« C’est ici le lieu de rappeler que la neutralité de la CEI, de la cour suprême et du conseil constitutionnel est hautement nécessaire pour éviter de telles dérives. L’église-communion n’a pas le droit de s’accommoder d’une fatalité qui déshonore notre pays et l’Afrique. Elle doit contribuer à faire de 2020 un rendez-vous de la célébration de la fraternité et non pas un 2020 de tous les dangers. Sa parole et son action inspirée par l’Évangile doivent être transparentes, respectueuses du peuple, respectueuses du jeu démocratique par le culte de la justice, de la vérité, de l’amour et de la paix, adjuvant de la communion.» confie le président de la conférence.

Selon Msgr Bessi Dogbo Ignace, président de la conférence des évêques de Côte D’Ivoire, l’esprit saint construit mystérieusement la communion dans l’histoire des hommes, par l’église et dans l’église, par l’anticipation du royaume des cieux, de même que par les hommes de bonne volonté.

La communion, fruit de l’esprit saint ne peut autoriser l’église à se recroqueviller sur elle-même. Elle s’oppose à tout nombrilisme de la part de l’église. Elle se présente plutôt comme un fruit à déguster par tous les hommes qui participent, d’une manière ou d’une autre, à la construction.

L’église entend donc relever trois défis fondamentaux, qui devront peaufiner le style de l’église, au cours de cette année 2019, tant au plan universel que local.

Ce sont entre autre, la protection des mineurs dans l’église, le chemin de réflexion et de discernement sur la vie et le ministère du prêtre en Côte d’Ivoire, et enfin l’église en mission dans le monde.

Massa Souleymane